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Publié par Samtosha

Le jeûne : une longue tradition

La pratique du jeûne existe depuis des temps très anciens, pour des raisons à la fois diététiques et spirituelles. Le jeûne ne prive pas le corps des éléments essentiels à sa santé. Il existe même dans le monde animal. Il est un rite dans de nombreux pays et ne coûte pas un centime.

Apres un jeûne, le corps a besoin de moins de nourriture et se contente de petites portions. Vous sentez vos os et avez plus d'énergie. Vous travaillez avec plus d'entrain et les problèmes vous paraissent moins graves. Le corps et l'esprit semblent cesser de constamment vouloir, réclamer, désirer, jalouser, convoiter, envier..., tour ces sentiments qui mènent à la négativité. Un jeûne aide à revenir à une hygiène alimentaire plus équilibrée. L'esprit n'est plus embué. Nous pourrions vivre avec le tiers de ce que nous mangeons !

 

Préparatifs psychologiques au jeûne

De petits jeûnes successifs sont plus faciles psychologiquement et matériellement qu'un jeûne de plusieurs semaines qui réclame en outre une certaine habitude. En effet, jeûner est une pratique qui se « travaille ». Commencez par un jeûne d'une demi-journée puis de 24 heures, puis de 48 heures, pendant un week-end calme ou une période de vacances. Si vous voulez entreprendre un jeûne plus long (une vingtaine de jours maximum), ne le faites pas sans prendre conseil auprès d'un diététicien ou d'un nutritionniste. Quelques mini-jeûnes, un jour par semaine, ou deux jours consécutifs par mois, devraient faire partie de notre hygiène alimentaire.

Jeûner nécessite détermination, conviction et responsabilité de ses actes. Les toxines venant des aliments, de l'alcool, du tabac, du stress... peuvent ainsi être évacuées des cellules ou elles se logent.

Avant de commencer, sachez qu'il est plus mauvais d'interrompre un jeûne en cours que de ne l'avoir jamais entamé. L'estomac s'est rétréci et ne produit plus de sucs gastriques ; donc si vous recommencez à manger sans vous y être préparé, vous ne pourrez pas digérer ces aliments.

Pendant le jeûne, buvez, allez au soleil, faites de l'exercice et évitez les problèmes. Préparez votre jeûne comme un rite et anticipez les joies et les bienfaits qu'il vous procurera. Un jeûne ne saurait être bénéfique si vous vous forcez et si vous ne le faites que pour perdre du poids. Rappelez-vous qu’il apporte d'abord de l'énergie, nettoie le corps et améliore le moral.

II faut se préparer psychologiquement pour jeûner. Au début, essayez de jeûner un week-end trois ou quatre fois par an et faites le « ménage » dans votre organisme.

Le jeûne est inutile s'il n'est pas entrepris dans un esprit de retenue et de respect du corps. Son succès dépend essentiellement de votre état d'esprit au moment où vous le démarrez.

Pendant un jeûne, buvez beaucoup d'eau minérale. L'eau aide à éliminer les toxines des tissus adipeux brides. Progressivement, l'appétit disparaitra.

En temps normal, le palais est constamment « titillé » par la nourriture, savourant encore le dernier repas ou anticipant le prochain. Quand rien n'est consommé, toute mémoire sensorielle a disparu et le jeûne devient un plaisir. Mais seulement si c'est un jeûne complet.

Le corps commence alors à vivre de ses réserves et à éliminer le superflu. Jeûner aide le corps à brûler son excès en graisses et à éliminer les toxines. Il désintoxique le corps, faisant se dégrader en premier les toxines et les tissus malades. L'économie d'énergie réalisée au niveau digestif aide le processus d'épuration et extrait les toxines des parties les plus profondes de la cellule, les expulsant graduellement. De nouveaux tissus commencent à se reformer et le nettoyage commence. Pendant le jeûne, le corps se nourrit de lui-même tout en brûlant ce qui est toxique. Il est donc d'un grand secours à la santé et guérit sensiblement l'arthrite, les rhumatismes, les colites, l'eczéma et bien d'autres maladies. En Inde, les médecins commencent le traitement des cancers en demandant à leurs patients de jeûner. Hippocrate nous avait déjà avertis depuis longtemps que « c'est en se nourrissant qu'on nourrit ses maladies ».

Pendant et après le jeûne

Commencez par prendre un laxatif végétal (sans risque d'accoutumance). Cela vous aidera à ressentir les premiers effets de votre nettoyage. Puis, vers midi, si vous commencez à ressentir une petite faiblesse, prenez une douche froide et faites-vous un massage. Rappelez-vous que vous vivez maintenant de votre lard. Marchez 3 heures par jour. Vous serez surprise de constater l'énergie gagnée à laisser son estomac se reposer quelque temps. Certaines peuvent penser : « Rien dans le ventre et la force de marcher 3 heures par jour ! » Mais oui ! Si vous éprouvez des difficultés au début, rappelez-vous votre promesse : allez à «pas menus », commencez par 15 minutes, une demi-heure le lendemain, une heure le surlendemain.

Ces petites conquêtes sur vous-même vous donneront confiance et foi pour de futures batailles. Ne voyez pas trop loin à l'avance : le seul fait de penser la nourriture peut déclencher la faim. Efforcez-vous donc de penser à autre chose : anticipez le plaisir de porter des vêtements plus seyants, d'avoir plus de contrôle sur vous-même, de vous mouvoir dans un corps plus léger avec une démarche plus souple, de moins souffrir de petits maux...

Revitalisez-vous de toutes les façons possibles : lisez, méditez, écoutez de la musique... Ne restez pas au lit. Plus vous vous occuperez, mieux cela sera.

La période « post-jeûne » est aussi importante que le jeune lui-même. Ne revenez pas à vos anciennes habitudes alimentaires, surtout de façon brutale. Le premier jour après le jeune, prenez des jus de fruits coupés d'eau et le soir un jus de fruits entier. Le deuxième jour, des fruits et le soir, une salade...Mâchez autant que possible et mangez lentement. Quelques bouchées suffisent pendant les premiers repas. Vous pouvez revenir à une nourriture normale vers le quatrième jour.

Jeûnez pour...

 

•        Perdre du poids (c'est le moyen le plus rapide).

•        Vous sentir mieux physiquement et moralement.

•        Avoir l’air et vous sentir plus jeune.

•        Laisser reposer votre organisme.

•        Nettoyer votre organisme.

•        Améliorer votre digestion.

•        Avoir le regard plus clair.

•        Avoir une peau plus belle.

•        Avoir une haleine fraîche.

•        Réfléchir plus vivement.

•        Reprendre de meilleures habitudes alimentaires.

•        Avoir plus de contrôle sur vous-même.

•        Ralentir le processus du vieillissement.

•        Normaliser votre taux de cholestérol.

•        Remédier à l'insomnie et aux tensions.

•        Vivre avec plus d'intensité.

•        Apprendre à votre corps à ne consommer que ce dont il a besoin.

 

Un adepte du Jeûne

J'ai rencontré un Américain âgé de 60 ans qui fait 3 kilomètres de marche par jour et dont le conseil favori est : « Moins entraine plus ».

Il jeûne un ou deux jours par semaine et sept jours d'affilée au début de chaque saison. Pendant ses journées de jeûne, il se limite à un jus de fruits qu'il sirote tout au long de la journée, et qu'il concocte de la façon suivante :

•        6 oranges ;

•        3 pamplemousses ;

•        2 citrons ;

•        une quantité d'eau minérale égale à celle des jus de fruits.

 

Réapprenez la faim

 Ne mangez que lorsque vous avez faim

Adoptez un rythme de vie vous convenant. Prenez des aliments qui satisfont votre corps et non votre gourmandise! La plupart des gens mangent parce qu'ils sont anxieux ou qu'ils s'ennuient. L'obésité résulte de la difficulté à affronter les problèmes de la vie. Stress et vitesse sont les deux ennemis de notre civilisation. Quand nous vivons trop vite et trop « dur », certains de nos tissus cellulaires se dégradent eux aussi plus vite. Apprenez à prendre votre temps, à ne pas être stressé, à savoir dire non et à préparer de beaux plats simples. Entrainez-vous aussi à éliminer tout ce qui est négatif. Les aliments ne sont pas nos ennemis, mais au contraire nos meilleurs médecins.

 

Mangez quand vous avez faim.

Savourez pleinement chaque bouchée.

Arrêtez de manger lorsque vous n'avez plus faim.

 

Dans le meilleur des mondes (diététiquement parlant...), nous suivrions la sagesse des animaux et ne mangerions que lorsque nous avons faim, et non pas a des heures fixées arbitrairement. Les bébés ont besoin de six « mini » repas par jour, espaces de 3 ou 4 heures. L'idéal serait donc de prendre une petite quantité de nourriture toutes les 3 ou 4 heures.

Apprenez à ne manger que lorsque votre estomac a faim et non parce que c'est l'heure de se mettre a table, que vous vous ennuyez seule dans votre cuisine, fatiguée entre deux corvées, désireuse de vous « récompenser » après un travail stressant, bleue de dépression, verte de colère ou jaune de jalousie.

Tout cela semble simple, mais demande une prise de conscience pour exercer ses muscles cérébraux atrophiés à force d'avoir été mal utilisés. Il faut d'abord identifier la sensation de « faim », puis celle d'avoir « assez » mangé. II faut aussi apprendre à distinguer ce que votre corps voudrait manger de ce que vos envies vous dictent. Lorsque vous voyez un gâteau qui vous tente, essayez de vous poser la question : « Est-ce que je préfère le gâteau ou un corps dans lequel je me sens bien ? » Et enfin, apprendre à vraiment goûter la saveur des aliments. Le corps est un instrument réglé avec une extrême précision, un instrument qui aime que l'on s'occupe de lui. II possède un système autorégulateur qu'il suffit de savoir activer.

La faim vient un jour, et pas le jour suivant. Le corps et ses exigences varient selon de nombreux facteurs. Si nous ne savons pas à quelle heure nous aurons besoin de nous vider les intestins, nous ne savons pas plus à quelle heure la faim nous prendra. II y a des jours où une seule collation vers 16 heures suffit, d'autres où la faim se déclare au réveil. Alors pourquoi plier son corps à des horaires ? Cette liberté de ne manger uniquement que quand vous le désirez vous donnera aussi celle de refuser toute alimentation quand vous ne le voulez pas.

 

Les degrés de la faim

1.       Absolument affamé (à éviter, car vous vous ruerez sur n'importe quoi).

2.       Trop affamé pour vous soucier de ce que vous mangez.

3.       Sérieusement affamé : il vous faut manger tout de suite.

4.        Modérément affamé : vous pouvez encore attendre.

5.        Légèrement affamé : vous n’avez pas vraiment faim.

6.        Satisfait, détendu après avoir mangé.

7.        Un peu mal à l’aise, lourd avec l’envie de dormir.

8.        Franchement mal à l’aise, mal à l’estomac.

9.        Douleurs.

 

Extrait du livre de Dominique Loreau "L'art de la simplicité"

 

En cliquant ici, vous pourrez visionner beaucoup de vidéos sur le jeûne

 

Le jeûne: pourquoi et comment

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